📏 Séparation longitudinale fondée sur la distance — DME et/ou GNSS
🎯 L’essentiel
🛰️ Moyens admis
Séparation appliquée au DME et/ou au GNSS, entre deux aéronefs DME, deux aéronefs GNSS, ou un DME et un GNSS. Une communication vocale VHF directe contrôleur–pilote est maintenue pendant toute l’application.
➡️ Même niveau
37 km (20 NM) sur la même route ; réductible à 19 km (10 NM) si l’aéronef qui précède est plus rapide d’au moins 20 kt.
↕️ Montée / descente
19 km (10 NM) pendant la perte de séparation verticale, à condition qu’un des aéronefs maintienne un niveau constant.
📐 Référence commune
Même station DME « sur la route », station DME + point de cheminement coïmplanté, ou même point de cheminement — selon l’équipement des deux aéronefs.
📡 Principe et champ d’application
La séparation est réalisée en maintenant au moins la ou les distances spécifiées entre les positions des aéronefs, signalées par référence au DME conjointement avec d’autres aides à la navigation appropriées et/ou au GNSS.
Ce type de séparation s’applique entre :
- deux aéronefs utilisant le DME ;
- deux aéronefs utilisant le GNSS ;
- un aéronef utilisant le DME et un aéronef utilisant le GNSS.
Une communication vocale VHF directe entre contrôleur et pilote sera maintenue pendant toute la durée d’utilisation de cette séparation.
Dans ce contexte, l’expression « sur la route » signifie que l’aéronef vole directement vers la station / le point de cheminement, ou qu’il s’en éloigne directement.
Une distance obtenue au moyen d’un système de navigation intégré comprenant une entrée GNSS est considérée comme équivalente à une distance GNSS.
Aéronefs à capacité de navigation de surface
Lorsqu’ils appliquent ces minimums entre des aéronefs possédant une capacité de navigation de surface, les contrôleurs demanderont expressément la distance obtenue au moyen du GNSS.
Un pilote pourrait ne pas être en mesure d’indiquer une distance GNSS, notamment en cas d’ équipement de bord inapproprié, de système intégré de navigation sans entrée GNSS, ou de perte d’intégrité du GNSS.
📐 La référence de navigation commune
Quel que soit le scénario (même niveau ou changement de niveau, même route), chaque aéronef doit mesurer sa distance par rapport à la même référence. Cette référence dépend de l’équipement utilisé par les deux aéronefs :
| Équipement des deux aéronefs | Référence commune exigée |
|---|---|
| DME + DME | La même station DME située « sur la route » |
| DME + GNSS | Une station DME située « sur la route » et un point de cheminement coïmplanté |
| GNSS + GNSS | Le même point de cheminement |
Dans tous les cas, la séparation est vérifiée au moyen de lectures DME et/ou GNSS simultanées en provenance des aéronefs.
➡️ Aéronefs au même niveau de croisière
Sur la même route
2. La séparation est vérifiée par lectures DME et/ou GNSS simultanées, à intervalles fréquents, de manière à garantir que le minimum sera constamment respecté.
2. Chaque aéronef utilise la référence de navigation commune correspondant à son équipement.
3. La séparation est vérifiée par lectures DME et/ou GNSS simultanées, aux intervalles nécessaires pour garantir que le minimum est réalisé et sera respecté.
Sur des routes convergentes
La séparation longitudinale ci-dessus (20 NM ou 10 NM, mêmes conditions) s’applique également aux routes convergentes, sous deux conditions supplémentaires :
↕️ Aéronefs en montée ou en descente
Sur la même route
Minimum de 19 km (10 NM) pendant la période où la séparation verticale n’est pas respectée.
Pour faciliter la procédure lors d’un changement important de niveau, un aéronef en descente peut être autorisé à rejoindre un niveau convenable situé au-dessus de l’aéronef le plus bas, ou un aéronef en montée à rejoindre un niveau convenable situé au-dessous de l’aéronef le plus haut, afin de procéder à une nouvelle vérification de la séparation, réalisée pendant la période où la séparation verticale n’est pas respectée.
Sur des routes en sens inverse
Les aéronefs qui utilisent le DME sur la route et/ou un point de cheminement coïmplanté ou le même point de cheminement peuvent être autorisés à monter, à descendre jusqu’aux niveaux occupés par d’autres aéronefs utilisant la même référence, ou à traverser ces niveaux, à condition qu’il ait été établi que les aéronefs en question se sont croisés et qu’ils se trouvent au minimum à 10 NM l’un de l’autre — ou à toute autre distance prescrite par l’autorité ATS appropriée.
🎯 Points clés à mémoriser
- Moyens : DME et/ou GNSS — entre DME/DME, GNSS/GNSS, ou DME/GNSS. Distances spécifiées maintenues entre les positions signalées.
- Communication : une communication vocale VHF directe contrôleur–pilote est maintenue pendant toute l’application de cette séparation.
- « Sur la route » : l’aéronef vole directement vers la station / le point de cheminement, ou s’en éloigne directement.
- Référence commune selon l’équipement : DME+DME → même station DME ; DME+GNSS → station DME + point de cheminement coïmplanté ; GNSS+GNSS → même point de cheminement. Vérification par lectures simultanées.
- Même niveau, même route : 37 km (20 NM) ; ou 19 km (10 NM) si l’aéronef qui précède a une vitesse vraie supérieure d’au moins 37 km/h (20 kt).
- Routes convergentes : mêmes minimums, à condition que la distance soit signalée par rapport à la référence située au point de convergence ET que l’angle des routes soit inférieur à 90°.
- Montée / descente, même route : 19 km (10 NM) pendant la perte de séparation verticale, avec un aéronef à niveau constant et des lectures DME/GNSS simultanées.
- Sens inverse, après croisement : franchissement de niveaux autorisé une fois établi que les aéronefs se sont croisés et se trouvent à au moins 10 NM l’un de l’autre (ou autre distance prescrite par l’autorité ATS).
- Navigation de surface : le contrôleur demande expressément la distance GNSS. Une distance issue d’un système intégré à entrée GNSS vaut distance GNSS.
La séparation est fondée sur le DME et/ou le GNSS, en maintenant au moins la ou les distances spécifiées entre les positions signalées. Elle s’applique entre deux aéronefs utilisant le DME, deux aéronefs utilisant le GNSS, ou un aéronef DME et un aéronef GNSS. Une communication vocale VHF directe entre contrôleur et pilote doit être maintenue pendant toute la durée d’application. Une distance issue d’un système de navigation intégré comprenant une entrée GNSS est considérée comme équivalente à une distance GNSS.
Elle signifie que l’aéronef vole directement vers la station / le point de cheminement, ou qu’il s’en éloigne directement.
Selon l’équipement des deux aéronefs : DME + DME → la même station DME située « sur la route » ; DME + GNSS → une station DME située « sur la route » et un point de cheminement coïmplanté ; GNSS + GNSS → le même point de cheminement. Dans tous les cas, la séparation est vérifiée par des lectures DME et/ou GNSS simultanées en provenance des aéronefs.
Le contrôleur demande expressément la distance obtenue au moyen du GNSS. Un pilote pourrait ne pas être en mesure de l’indiquer notamment en raison d’un équipement de bord inapproprié, d’un système intégré de navigation sans entrée GNSS, ou d’une perte d’intégrité du GNSS.
37 km (20 NM) : chaque aéronef utilise la référence de navigation commune correspondant à son équipement, et la séparation est vérifiée par des lectures DME et/ou GNSS simultanées, à intervalles fréquents, pour garantir que le minimum est constamment respecté.
19 km (10 NM) : en plus de la référence commune et des lectures simultanées (aux intervalles nécessaires), l’aéronef qui précède maintient une vitesse vraie supérieure de 37 km/h (20 kt) ou davantage à celle de l’aéronef qui suit.
Les mêmes minimums (20 NM ou 10 NM, mêmes conditions) s’appliquent à condition que chaque aéronef signale sa distance par rapport à la station DME et/ou au point de cheminement coïmplanté (ou au même point de cheminement) situé au point de convergence des routes, et que l’angle formé par ces routes soit inférieur à 90 degrés.
19 km (10 NM) pendant la période où la séparation verticale n’est pas respectée, à condition : (a) que chaque aéronef utilise la référence de navigation commune correspondant à son équipement ; (b) qu’un des aéronefs maintienne un niveau constant pendant cette période ; (c) que la séparation soit assurée au moyen de lectures DME et/ou GNSS simultanées en provenance des aéronefs.
Les aéronefs utilisant le DME sur la route et/ou un point de cheminement coïmplanté ou le même point de cheminement peuvent être autorisés à monter, à descendre jusqu’aux niveaux occupés par d’autres aéronefs utilisant la même référence, ou à traverser ces niveaux, à condition qu’il ait été établi qu’ils se sont croisés et qu’ils se trouvent au minimum à 10 NM l’un de l’autre — ou à toute autre distance prescrite par l’autorité ATS appropriée.
Un aéronef en descente peut être autorisé à rejoindre un niveau convenable situé au-dessus de l’aéronef le plus bas, ou un aéronef en montée à rejoindre un niveau convenable situé au-dessous de l’aéronef le plus haut, afin de procéder à une nouvelle vérification de la séparation pendant la période où la séparation verticale n’est pas respectée.
