You are currently viewing 7. Séquence d’approche

7. Séquence d’approche

🛬 Séquence d’approche

Établissement, ordre de priorité et espacement des aéronefs à l’arrivée — contrôle procédural

🎯 L’essentiel

🎯 Objectif de la séquence

Assurer l’arrivée d’un nombre maximal d’aéronefs avec le retard moyen le plus faible, en respectant un ordre de priorité défini.

🚦 Ordre de priorité

Sécurité de l’aéronef d’abord, puis vols sanitaires / soins urgents, opérations de recherches et de sauvetage, enfin tout aéronef désigné par l’autorité compétente.

✅ Autoriser l’aéronef qui suit

Possible dès qu’une condition est remplie : précédent hors IMC, précédent suivi à vue par la tour, point franchi en approche minutée, ou espacement longitudinal confirmé.

⏱️ Approches minutées

Franchissement d’un point spécifié à une heure imposée, pour cadencer les atterrissages successifs et accélérer les arrivées.

🚦 Établissement de la séquence d’approche

⚠️ Champ d’application

Les procédures de séquence d’approche seront appliquées chaque fois que des approches seront en cours.

La séquence d’approche sera établie de manière à assurer l’arrivée d’un nombre maximal d’aéronefs avec le retard moyen le plus faible.

Ordre de priorité

La priorité sera donnée, dans l’ordre :

1
Sécurité de l’aéronef
Aéronef dont le pilote prévoit qu’il va être contraint d’atterrir pour des motifs intéressant la sécurité de l’aéronef (panne de moteur, manque de carburant, etc.).
2
Aéronef sanitaire / soins urgents
Aéronef sanitaire, ou aéronef transportant des malades ou des blessés graves dont l’état exige des soins urgents.
3
Recherches et sauvetage
Aéronef participant à des opérations de recherches et de sauvetage.
4
Autre aéronef désigné
Tout autre aéronef indiqué par l’autorité compétente.
📄 Aéronef en situation d’urgence

Un aéronef qui se trouve effectivement en situation d’urgence n’entre pas dans cet ordre de priorité : il est acheminé selon les dispositions propres aux situations d’urgence.

✅ Autorisation de l’aéronef qui suit

L’aéronef qui suit sera autorisé à effectuer l’approche dès que l’une des conditions suivantes est remplie :

a
Précédent hors IMC
L’aéronef qui précède a signalé être en mesure de terminer son approche sans se trouver dans les conditions météorologiques de vol aux instruments.
b
Précédent suivi à vue par la tour
L’aéronef qui précède est en communication avec la tour de contrôle d’aérodrome, est suivi à vue par cet organisme, et l’on peut raisonnablement prévoir un atterrissage normal.
c
Approches minutées
Si des approches minutées sont employées : l’aéronef qui précède a franchi le point défini en rapprochement et l’on peut raisonnablement prévoir un atterrissage normal.
d
Espacement confirmé
Un système de surveillance ATS confirme que l’espacement longitudinal requis entre les aéronefs qui se succèdent a été réalisé.

⚙️ Facteurs et cas particuliers

Turbulence de sillage

En établissant la séquence d’approche, la nécessité d’accroître l’espacement longitudinal entre les aéronefs à l’arrivée en raison de la turbulence de sillage sera prise en compte.

Aéronef qui souhaite attendre

Si le pilote d’un aéronef dans la séquence d’approche a fait connaître son intention d’attendre (amélioration du temps ou autres raisons), il sera autorisé à procéder ainsi. Toutefois, si d’autres aéronefs en attente indiquent leur intention de poursuivre l’approche, deux solutions s’offrent au contrôleur :

  • autoriser le pilote qui désire attendre à gagner un point d’attente voisin, pour y attendre une amélioration du temps ou un déroutement ;
  • ou l’autoriser à gagner une altitude qui le placera au sommet de la séquence d’approche, de manière que les autres aéronefs en attente puissent être autorisés à atterrir.

La coordination sera effectuée avec tout organisme ATC ou secteur de contrôle adjacent, s’il y a lieu, de manière à éviter de gêner les vols relevant de cet organisme ou de ce secteur.

Temps résorbé en route

Lors de l’établissement de la séquence, il conviendra dans toute la mesure du possible de tenir compte du temps résorbé en route par un aéronef qui a été autorisé à résorber une période spécifiée du délai à destination qui lui a été notifié, en volant en croisière à vitesse réduite.

⏱️ Approches minutées

📄 Procédure recommandée

Sous réserve de l’approbation de l’autorité compétente des services de la circulation aérienne, la procédure d’approches minutées devrait être utilisée selon les besoins pour accélérer les approches de plusieurs aéronefs à l’arrivée.

1
Spécifier le point de contrôle
Un point convenable, pouvant être déterminé avec précision par le pilote, sera spécifié sur la trajectoire d’approche pour servir de point de contrôle dans l’échelonnement.
2
Imposer l’heure de franchissement
Il sera indiqué aux aéronefs de franchir le point spécifié à l’arrivée à une heure précise, déterminée de manière à maintenir l’intervalle de temps voulu entre les atterrissages successifs sur la piste, tout en respectant à tout moment les minimums de séparation en vigueur, y compris la durée d’occupation de la piste.
3
Déterminer et notifier l’heure
L’heure de franchissement sera déterminée par l’organisme assurant le contrôle d’approche et notifiée au pilote suffisamment à l’avance pour lui permettre d’établir sa trajectoire de vol en conséquence.
4
Autoriser le franchissement
Tout aéronef de la séquence sera autorisé à franchir le point spécifié à l’heure qui lui a été notifiée — ou à toute heure révisée — une fois que l’aéronef qui le précède aura signalé qu’il franchit le point à l’arrivée.

📏 Intervalle entre approches successives

Pour déterminer l’intervalle de temps ou la distance longitudinale à appliquer entre aéronefs en approche successifs, on prendra en compte :

  • les vitesses relatives entre les aéronefs qui se succèdent ;
  • la distance entre le point spécifié et la piste ;
  • la nécessité d’appliquer une séparation en fonction de la turbulence de sillage ;
  • les durées d’occupation de la piste ;
  • les conditions météorologiques dominantes ;
  • toute autre circonstance pouvant influer sur les durées d’occupation de la piste.

📤 Renseignements sur la séquence d’approche

ℹ️ Information de la tour

Des dispositions seront prises pour que la tour de contrôle d’aérodrome soit tenue informée de la séquence dans laquelle les aéronefs seront établis sur l’approche finale pour l’atterrissage.

🎯 Points clés à mémoriser

  • La séquence d’approche est établie pour assurer l’arrivée d’un nombre maximal d’aéronefs avec le retard moyen le plus faible ; ces procédures s’appliquent chaque fois que des approches sont en cours.
  • Ordre de priorité : 1) sécurité de l’aéronef (panne moteur, manque de carburant…) ; 2) aéronef sanitaire / malades ou blessés graves à soins urgents ; 3) recherches et sauvetage ; 4) tout autre aéronef désigné par l’autorité compétente.
  • Un aéronef effectivement en situation d’urgence sort de cet ordre de priorité : il relève des dispositions propres aux situations d’urgence.
  • L’aéronef qui suit est autorisé à approcher dès qu’une seule condition est remplie : précédent hors IMC ; précédent suivi à vue par la tour avec atterrissage normal prévisible ; en approches minutées, point en rapprochement franchi ; ou espacement longitudinal confirmé.
  • La turbulence de sillage impose, le cas échéant, d’accroître l’espacement longitudinal entre arrivées dans la séquence.
  • Si un pilote veut attendre mais que d’autres veulent poursuivre : on l’envoie à un point d’attente voisin, ou on le fait monter au sommet de la séquence pour laisser atterrir les autres ; coordination avec l’organisme/secteur adjacent si besoin.
  • Approches minutées (recommandées, sous approbation de l’autorité compétente) : spécifier un point de contrôle → imposer une heure de franchissement → la déterminer (contrôle d’approche) et la notifier à l’avance → autoriser le franchissement une fois que le précédent a signalé qu’il franchit le point.
  • L’heure de franchissement est déterminée par l’organisme de contrôle d’approche et notifiée assez tôt pour que le pilote adapte sa trajectoire.
  • Intervalle entre approches successives — facteurs : vitesses relatives, distance point–piste, turbulence de sillage, durées d’occupation de la piste, conditions météo dominantes, et toute circonstance influant sur l’occupation de la piste.
  • La tour de contrôle d’aérodrome doit être tenue informée de la séquence d’établissement sur l’approche finale pour l’atterrissage.
📂 Établissement et priorités
Q1 Quel objectif vise l’établissement de la séquence d’approche, et quand ces procédures s’appliquent-elles ?
Réponse :

La séquence est établie de manière à assurer l’arrivée d’un nombre maximal d’aéronefs avec le retard moyen le plus faible. Ces procédures sont appliquées chaque fois que des approches sont en cours.

Q2 Énoncez, dans l’ordre, les priorités à respecter dans la séquence d’approche.
Réponse :

1) Aéronef dont le pilote prévoit qu’il va être contraint d’atterrir pour des motifs intéressant la sécurité de l’aéronef (panne de moteur, manque de carburant, etc.) ; 2) aéronef sanitaire, ou transportant des malades ou des blessés graves dont l’état exige des soins urgents ; 3) aéronef participant à des opérations de recherches et de sauvetage ; 4) tout autre aéronef indiqué par l’autorité compétente.

Q3 Comment traite-t-on un aéronef effectivement en situation d’urgence au regard de cet ordre de priorité ?
Réponse :

Il n’entre pas dans cet ordre de priorité de séquence : un aéronef effectivement en situation d’urgence est acheminé selon les dispositions propres aux situations d’urgence.

📂 Autorisation de l’aéronef qui suit
Q4 À quelles conditions l’aéronef qui suit peut-il être autorisé à effectuer l’approche ?
Réponse :

Dès qu’une seule des conditions suivantes est remplie : a) l’aéronef qui précède a signalé être en mesure de terminer son approche sans se trouver dans les conditions météorologiques de vol aux instruments ; b) l’aéronef qui précède est en communication avec la tour de contrôle d’aérodrome, est suivi à vue par cet organisme, et un atterrissage normal est raisonnablement prévisible ; c) si des approches minutées sont employées, l’aéronef qui précède a franchi le point défini en rapprochement et un atterrissage normal est raisonnablement prévisible ; d) un système de surveillance ATS confirme que l’espacement longitudinal requis entre aéronefs successifs a été réalisé.

Q5 En approches minutées, à quel moment l’aéronef qui suit peut-il être autorisé à approcher ?
Réponse :

Lorsque l’aéronef qui précède a franchi le point défini en rapprochement et que l’on peut raisonnablement prévoir un atterrissage normal.

📂 Approches minutées et intervalle
Q6 Décrivez la procédure des approches minutées et les éléments à spécifier.
Réponse :

Sous réserve de l’approbation de l’autorité compétente : 1) un point convenable, déterminable avec précision par le pilote, est spécifié sur la trajectoire d’approche comme point de contrôle de l’échelonnement ; 2) les aéronefs reçoivent l’instruction de franchir ce point à une heure précise, déterminée pour maintenir l’intervalle voulu entre atterrissages successifs tout en respectant les minimums de séparation, y compris la durée d’occupation de la piste. L’heure de franchissement est déterminée par le contrôle d’approche et notifiée assez tôt pour que le pilote adapte sa trajectoire ; chaque aéronef est autorisé à franchir le point à l’heure notifiée (ou révisée) une fois que le précédent a signalé qu’il franchit le point.

Q7 Qui détermine l’heure de franchissement du point spécifié, et quand est-elle notifiée au pilote ?
Réponse :

Elle est déterminée par l’organisme qui assure le contrôle d’approche et notifiée au pilote suffisamment à l’avance pour lui permettre d’établir sa trajectoire de vol en conséquence.

Q8 À quel moment un aéronef est-il autorisé à franchir le point spécifié à l’heure notifiée ?
Réponse :

Une fois que l’aéronef qui le précède a signalé qu’il franchit le point à l’arrivée — à l’heure qui lui a été notifiée ou à toute heure révisée.

Q9 Quels éléments prend-on en compte pour fixer l’intervalle entre approches successives ?
Réponse :

Les vitesses relatives entre aéronefs successifs, la distance entre le point spécifié et la piste, la nécessité d’une séparation en fonction de la turbulence de sillage, les durées d’occupation de la piste, les conditions météorologiques dominantes, ainsi que toute circonstance pouvant influer sur les durées d’occupation de la piste.

📂 Cas particuliers et renseignements
Q10 Quel facteur impose d’accroître l’espacement longitudinal entre arrivées lors de l’établissement de la séquence ?
Réponse :

La turbulence de sillage : la nécessité d’accroître l’espacement longitudinal entre les aéronefs à l’arrivée pour ce motif sera prise en compte.

Q11 Un pilote de la séquence souhaite attendre alors que d’autres veulent poursuivre l’approche. Quelles solutions ?
Réponse :

S’il a fait connaître son intention d’attendre, il y est autorisé. Mais si d’autres aéronefs en attente veulent poursuivre l’approche, deux solutions : l’autoriser à gagner un point d’attente voisin pour attendre une amélioration du temps ou un déroutement ; ou l’autoriser à gagner une altitude le plaçant au sommet de la séquence d’approche, afin que les autres aéronefs en attente puissent être autorisés à atterrir. La coordination est effectuée avec tout organisme ATC ou secteur de contrôle adjacent, s’il y a lieu, pour ne pas gêner leurs vols.

Q12 Qui doit être tenu informé de la séquence d’établissement des aéronefs sur l’approche finale ?
Réponse :

La tour de contrôle d’aérodrome : des dispositions sont prises pour qu’elle soit tenue informée de la séquence dans laquelle les aéronefs seront établis sur l’approche finale pour l’atterrissage.