You are currently viewing 2. La séparation verticale

2. La séparation verticale

📏 La séparation verticale

Application · Minimum (VSM) · Assignation des niveaux de croisière · Montée et descente

🎯 L’essentiel

📐 Principe

Obtenue par calage altimétrique : on fait voler les aéronefs à des niveaux différents (niveaux de vol ou altitudes).

📊 VSM

300 m (1 000 ft) au-dessous du FL290 ; 600 m (2 000 ft) au FL290 et au-dessus. Espace désigné : seuil reporté au FL410.

🎚️ Niveaux de croisière

En principe un seul niveau assigné à la sortie de la région de contrôle ; priorité à l’aéronef déjà au niveau.

↕️ Montée / descente

Un niveau libéré peut être rejoint dès le compte rendu « niveau libéré », sauf trois situations particulières.

📐 Application de la séparation verticale

La séparation verticale est obtenue en demandant aux aéronefs qui appliquent les procédures prescrites de calage altimétrique de voler à des niveaux différents, exprimés au moyen de niveaux de vol ou d’altitudes.

📊 Minimum de séparation verticale (VSM)

Le minimum de séparation verticale (VSM) sera :

  • Cas général — un VSM nominal de 300 m (1 000 ft) au-dessous du FL290 et un VSM nominal de 600 m (2 000 ft) à ce niveau ou au-dessus, sauf dans l’espace aérien désigné ci-dessous.
  • Espace aérien désigné — sous réserve d’un accord régional de navigation aérienne et là où l’usage en est prescrit dans des conditions spécifiées : un VSM nominal de 300 m (1 000 ft) au-dessous du FL410 (ou d’un niveau de vol plus élevé) et un VSM nominal de 600 m (2 000 ft) à ce niveau ou au-dessus.
Configuration Tranche d’altitude VSM nominal
Cas général Au-dessous du FL290 300 m (1 000 ft)
FL290 et au-dessus 600 m (2 000 ft)
Espace désigné
accord régional, usage prescrit
Au-dessous du FL410 (ou d’un FL plus élevé) 300 m (1 000 ft)
À ce niveau ou au-dessus 600 m (2 000 ft)
VSM nominal selon l’altitude Cas général Espace désigné 600 m (2 000 ft) 300 m (1 000 ft) FL290 600 m (2 000 ft) 300 m (1 000 ft) FL410 ↑ altitude croissante
ℹ️ Le minimum réduit de 300 m (RVSM)

L’application d’un VSM de 300 m (1 000 ft) entre le FL290 et le FL410 inclus correspond au minimum de séparation verticale réduit (RVSM) : il n’est mis en œuvre que dans l’espace aérien désigné, sous accord régional, là où l’usage en est prescrit dans des conditions spécifiées. Hors de cet espace, le seuil de 600 m reprend dès le FL290.

🎚️ Assignation des niveaux de croisière (vols contrôlés)

Niveau assigné à la sortie de la région de contrôle

Sauf lorsque les conditions de la circulation et les procédures de coordination permettent d’autoriser la croisière ascendante, un organisme ATC n’assignera en principe à un aéronef qui quitte sa région de contrôle qu’un seul niveau : celui auquel l’aéronef pénétrera dans la région de contrôle suivante, qu’elle soit ou non contiguë à la précédente. Il incombe à l’organisme ATC accepteur de délivrer s’il y a lieu une autorisation de poursuivre la montée. Le cas échéant, les aéronefs seront avisés de demander en route tout changement désiré du niveau de croisière.

↗️ Croisière ascendante

Les aéronefs autorisés à employer les techniques de croisière ascendante seront autorisés à voler entre deux niveaux ou au-dessus d’un niveau.

Modifications et autorisations

1
Route mixte (dans / hors espace contrôlé)
S’il faut modifier le niveau de croisière d’un aéronef suivant une route ATS établie en partie dans l’espace aérien contrôlé et en partie hors de cet espace, et lorsque les séries de niveaux de croisière diffèrent, la modification sera effectuée, toutes les fois que cela est possible, dans les limites de l’espace aérien contrôlé.
2
Niveau inférieur au minimal d’un tronçon ultérieur
Lorsqu’un aéronef est autorisé à pénétrer à un niveau de croisière inférieur au niveau minimal de croisière établi pour un tronçon de route ultérieur, l’organisme ATC devrait donner une autorisation modifiée, même si le pilote n’a pas demandé le changement nécessaire.
3
Changement de niveau spécifié
Un aéronef peut être autorisé à changer de niveau de croisière, l’heure, le lieu ou la vitesse verticale étant spécifiés.

Priorité et séquence

📄 Règle de priorité

Un aéronef volant à un niveau de croisière donné aura en principe la priorité sur les autres aéronefs qui désirent voler à ce niveau. Lorsque deux aéronefs ou plus volent au même niveau de croisière, l’aéronef en tête aura normalement la priorité.

Pour les aéronefs ayant la même destination, les niveaux de croisière seront assignés autant que possible de façon à correspondre à la séquence d’approche à destination.

Source des niveaux de croisière

Les niveaux de croisière (ou, en croisière ascendante, la plage des niveaux) à assigner aux aéronefs en vol contrôlé seront choisis parmi ceux assignés aux vols IFR, d’après :

  • les tableaux des niveaux de croisière applicables aux vols IFR (Annexe 2) ; ou
  • un tableau modifié lorsqu’il en est ainsi décidé, pour les vols effectués au-dessus du FL410.

Toutefois, la correspondance entre niveaux et route ne s’appliquera qu’à défaut d’indication contraire donnée dans les autorisations ATC ou spécifiée par l’autorité compétente des services de la circulation aérienne dans les AIP.

↕️ Séparation verticale pendant la montée ou la descente

Rejoindre un niveau libéré

Un aéronef pourra être autorisé à rejoindre un niveau précédemment occupé par un autre aéronef après que ce dernier a signalé avoir libéré ce niveau — sauf dans les trois situations suivantes :

a
Forte turbulence
En cas de forte turbulence.
b
Croisière ascendante
L’aéronef volant plus haut est en croisière ascendante.
c
Écart de performances
La différence entre les performances des aéronefs est telle qu’il peut en résulter une séparation inférieure au minimum applicable.
⚠️ Dans ces trois cas

L’autorisation sera retenue jusqu’à ce que l’aéronef qui libère le niveau ait signalé avoir atteint ou franchi un niveau séparé du minimum applicable.

Rejoindre un niveau libéré Niveau ✈️ A libère « niveau libéré » ✈️ B autorisé à rejoindre après le compte rendu de A

Aéronefs dans un même circuit d’attente

Lorsque les aéronefs intéressés entreront ou seront établis dans le même circuit d’attente, on s’occupera des aéronefs descendant à des vitesses verticales sensiblement différentes. S’il y a lieu, il faudrait prendre des mesures supplémentaires — par exemple spécifier une vitesse verticale de descente maximale pour l’aéronef situé plus haut et une vitesse verticale de descente minimale pour l’aéronef situé plus bas — afin d’assurer le maintien de la séparation requise.

Communication directe entre pilotes

📡 Maintien par les pilotes

Les pilotes en communication directe les uns avec les autres pourront être autorisés à maintenir entre leurs aéronefs une séparation verticale spécifiée, au cours des montées ou des descentes.

🎯 Points clés à mémoriser

  • Principe. La séparation verticale est obtenue par calage altimétrique : aéronefs à des niveaux différents (niveaux de vol ou altitudes).
  • VSM — cas général. 300 m (1 000 ft) au-dessous du FL290 ; 600 m (2 000 ft) au FL290 et au-dessus.
  • VSM — espace désigné. Sous accord régional et là où l’usage est prescrit : 300 m (1 000 ft) au-dessous du FL410 (ou d’un FL plus élevé) ; 600 m (2 000 ft) à ce niveau ou au-dessus.
  • RVSM. Le 300 m entre FL290 et FL410 inclus correspond au minimum réduit (RVSM), réservé à l’espace désigné.
  • Un seul niveau. À la sortie de la région de contrôle, l’ATC n’assigne en principe qu’un seul niveau (celui d’entrée dans la région suivante), sauf croisière ascendante. L’organisme accepteur délivre l’autorisation de poursuivre la montée.
  • Croisière ascendante. Aéronef autorisé à voler entre deux niveaux ou au-dessus d’un niveau.
  • Route mixte. Modification de niveau effectuée, autant que possible, dans les limites de l’espace aérien contrôlé.
  • Niveau trop bas. Si l’aéronef entre sous le niveau minimal d’un tronçon ultérieur, l’ATC devrait délivrer une autorisation modifiée, même sans demande du pilote.
  • Priorité. L’aéronef déjà à un niveau a priorité sur ceux qui veulent l’occuper ; à niveau égal, l’aéronef en tête a normalement la priorité.
  • Source des niveaux. Choisis parmi les niveaux IFR (tableaux de l’Annexe 2) ; tableau modifié possible au-dessus du FL410. Correspondance niveau/route sauf indication contraire (autorisation ATC ou AIP).
  • Niveau libéré. Rejoignable après compte rendu « niveau libéré » — SAUF : (a) forte turbulence, (b) aéronef du dessus en croisière ascendante, (c) écart de performances pouvant réduire la séparation sous le minimum. Alors l’autorisation est retenue jusqu’au compte rendu d’un niveau séparé du minimum applicable.
  • Circuit d’attente. Vitesses verticales sensiblement différentes : prévoir au besoin une VV de descente max (aéronef haut) et min (aéronef bas).
  • Communication directe. Pilotes en contact direct : maintien possible d’une séparation verticale spécifiée en montée/descente.
📊 Minimum de séparation verticale (VSM)
Q1 Quels sont les minimums de séparation verticale nominaux et leurs seuils d’altitude ?
Réponse :

Cas général : 300 m (1 000 ft) au-dessous du FL290 et 600 m (2 000 ft) à ce niveau ou au-dessus. Dans l’espace aérien désigné, sous réserve d’un accord régional de navigation aérienne et là où l’usage en est prescrit dans des conditions spécifiées : 300 m (1 000 ft) au-dessous du FL410 (ou d’un niveau de vol plus élevé) et 600 m (2 000 ft) à ce niveau ou au-dessus.

Q2 Comment la séparation verticale est-elle concrètement obtenue ?
Réponse :

En demandant aux aéronefs qui appliquent les procédures prescrites de calage altimétrique de voler à des niveaux différents, exprimés au moyen de niveaux de vol ou d’altitudes.

Q3 À quel régime correspond le VSM de 300 m entre FL290 et FL410, et où s’applique-t-il ?
Réponse :

Il correspond au minimum de séparation verticale réduit (RVSM). Il ne s’applique que dans l’espace aérien désigné, sous réserve d’un accord régional de navigation aérienne, là où l’usage en est prescrit dans des conditions spécifiées. Hors de cet espace, le seuil de 600 m reprend dès le FL290.

🎚️ Assignation des niveaux de croisière
Q4 Combien de niveaux l’ATC assigne-t-il en principe à un aéronef qui quitte sa région de contrôle, et quelle est l’exception ?
Réponse :

En principe un seul niveau : celui auquel l’aéronef pénétrera dans la région de contrôle suivante, qu’elle soit contiguë ou non. L’exception : lorsque les conditions de la circulation et les procédures de coordination permettent d’autoriser la croisière ascendante. L’organisme ATC accepteur délivre, s’il y a lieu, l’autorisation de poursuivre la montée ; le cas échéant, l’aéronef est avisé de demander en route tout changement désiré de niveau.

Q5 Quelle est la règle de priorité entre aéronefs sur un niveau de croisière ?
Réponse :

Un aéronef volant à un niveau de croisière donné a en principe la priorité sur les autres aéronefs qui désirent voler à ce niveau. Lorsque deux aéronefs ou plus volent au même niveau de croisière, l’aéronef en tête a normalement la priorité.

Q6 Que doit faire l’ATC lorsqu’un aéronef entre à un niveau inférieur au niveau minimal de croisière d’un tronçon ultérieur ?
Réponse :

L’organisme ATC chargé de cette région devrait donner à l’aéronef une autorisation modifiée, même si le pilote n’a pas demandé le changement de niveau de croisière nécessaire.

Q7 D’où proviennent les niveaux de croisière assignés, et la correspondance niveau/route est-elle absolue ?
Réponse :

Ils sont choisis parmi les niveaux assignés aux vols IFR — d’après les tableaux des niveaux de croisière (Annexe 2), ou un tableau modifié pour les vols au-dessus du FL410. La correspondance entre niveaux et route n’est pas absolue : elle ne s’applique qu’à défaut d’indication contraire donnée dans les autorisations ATC ou spécifiée par l’autorité compétente dans les AIP.

↕️ Séparation pendant la montée ou la descente
Q8 À quelles conditions un aéronef peut-il rejoindre un niveau libéré, et quelles sont les exceptions ?
Réponse :

Il peut être autorisé à rejoindre un niveau précédemment occupé après que l’autre aéronef a signalé avoir libéré ce niveau — sauf : (a) en cas de forte turbulence ; (b) si l’aéronef volant plus haut est en croisière ascendante ; (c) si la différence de performances entre les aéronefs peut entraîner une séparation inférieure au minimum applicable. Dans ces cas, l’autorisation est retenue jusqu’à ce que l’aéronef qui libère le niveau ait signalé avoir atteint ou franchi un niveau séparé du minimum applicable.

Q9 Quelles mesures prendre pour des aéronefs descendant à des vitesses verticales sensiblement différentes dans un même circuit d’attente ?
Réponse :

On s’occupe des aéronefs descendant à des vitesses verticales sensiblement différentes ; s’il y a lieu, prendre des mesures supplémentaires — par exemple spécifier une vitesse verticale de descente maximale pour l’aéronef situé plus haut et une vitesse verticale de descente minimale pour l’aéronef situé plus bas — afin d’assurer le maintien de la séparation requise.

Q10 Que permet la communication directe entre pilotes pendant les montées et les descentes ?
Réponse :

Les pilotes en communication directe les uns avec les autres peuvent être autorisés à maintenir entre leurs aéronefs une séparation verticale spécifiée, au cours des montées ou des descentes.