📡 Séparation longitudinale fondée sur la distance RNAV avec RNP spécifiée
🎯 L’essentiel
🗺️ Cadre conditionnel
Applicable seulement dans l’espace aérien désigné ou sur des routes désignées, sous réserve d’accords régionaux de navigation aérienne.
📏 Minimum 93 km (50 NM)
RNP type 10, sur la même route (croisière, montée ou descente), sans utilisation de l’ADS-C.
📍 Point commun « sur la route »
La distance se mesure par rapport au même point commun, ou par un système automatique de compte rendu de position.
🎙️ Communications directes
Communications directes contrôleur-pilote obligatoires, en phonie ou par liaison de données (CPDLC).
🗺️ Conditions d’application
Dans l’espace aérien désigné ou sur des routes désignées, ces minimums de séparation peuvent être appliqués sous réserve d’accords régionaux de navigation aérienne. L’application n’est donc jamais automatique : elle suppose une désignation préalable et un accord régional.
Le minimum repose sur une analyse de risque de collision et des évaluations des risques de sécurité propres à des réseaux de routes ou des routes particuliers. Ces évaluations dictent les conditions dans lesquelles cette séparation peut être appliquée — d’où l’exigence de désignation et d’accords régionaux.
📍 Réalisation de la séparation
La séparation sera réalisée en maintenant au moins la distance spécifiée entre les positions des aéronefs signalées :
- par référence au même point commun « sur la route », situé chaque fois que c’est possible en avant des deux aéronefs ;
- ou au moyen d’un système automatique de compte rendu de position.
L’expression « sur la route » signifie que l’aéronef se dirige directement vers la station ou le point de cheminement, ou qu’il s’en éloigne directement.
⚙️ Obligations pendant l’application
S’il reçoit des informations indiquant une panne de l’équipement de navigation ou une détérioration de ses performances les rendant inférieures aux performances de navigation requises, l’ATC appliquera des minimums de séparation de remplacement, selon les besoins.
Des communications directes contrôleur-pilote seront assurées pendant toute l’application d’un minimum fondé sur la distance. Elles se feront en phonie ou par liaison de données (CPDLC). Les critères de communication que les CPDLC doivent remplir sont établis à la suite d’une évaluation appropriée des risques de sécurité.
Avant et pendant l’application, le contrôleur devrait vérifier si la liaison de communications disponible convient, en tenant compte du temps nécessaire pour recevoir les réponses de deux aéronefs ou plus, ainsi que de la charge de travail globale et du volume de trafic.
Lorsque les aéronefs se trouvent à la distance minimale applicable, ou qu’on prévoit qu’ils vont s’en rapprocher, on utilisera des techniques de modification de la vitesse, y compris l’assignation d’un nombre de Mach, pour que la distance minimale soit maintenue pendant toute la période d’application.
📏 Minimum en environnement RNAV/RNP sans ADS-C
Pour des aéronefs en croisière, en montée ou en descente sur la même route, le minimum applicable est le suivant :
Lors d’un changement important de niveau pendant l’application d’une séparation fondée sur la distance : un aéronef en descente peut être autorisé à passer à un niveau convenable au-dessus de l’aéronef le plus bas, ou un aéronef en montée à un niveau convenable au-dessous de l’aéronef le plus haut [par exemple 1 200 m (4 000 ft) ou moins]. Cela permet de procéder à une nouvelle vérification de la séparation, qui sera maintenue pendant que la séparation verticale n’est pas respectée.
📡 Comptes rendus de position et cas particuliers
Compte rendu manquant pendant la séparation de 93 km (50 NM)
Là où la transmission des comptes rendus de position se fait automatiquement, on utilisera une référence de temps commune.
Aéronefs suivant des routes en sens inverse
Les aéronefs peuvent être autorisés à monter ou à descendre jusqu’aux niveaux occupés par d’autres aéronefs, ou à traverser ces niveaux, à condition qu’il ait été établi formellement que les aéronefs en question se sont croisés et que la distance entre eux est au moins égale au minimum de séparation applicable.
🎯 Points clés à mémoriser
- Application réservée à l’espace aérien désigné ou aux routes désignées, sous réserve d’accords régionaux de navigation aérienne.
- Minimum 93 km (50 NM), RNP type 10, sur la même route (croisière, montée ou descente), sans utilisation de l’ADS-C.
- Distance mesurée par référence au même point commun « sur la route » (en avant des deux aéronefs si possible) ou par un système automatique de compte rendu de position.
- « Sur la route » = aéronef se dirigeant directement vers la station/le point de cheminement, ou s’en éloignant directement.
- Surveillance : comptes rendus de position aux procédures ; vérification de la distance au moins toutes les 24 minutes.
- Communications directes contrôleur-pilote obligatoires pendant toute l’application, en phonie ou par CPDLC.
- Recommandation : le contrôleur devrait vérifier que la liaison de communications convient (délais de réponse, charge de travail, volume de trafic).
- Panne ou détérioration de l’équipement de navigation sous les performances requises → minimums de remplacement.
- Maintien de la distance par modification de la vitesse, y compris assignation d’un nombre de Mach.
- Compte rendu manquant : intervention sous 3 minutes ; communication non établie après 8 minutes → séparation de remplacement.
- Comptes rendus automatiques → référence de temps commune.
- Changement important de niveau : passage à un niveau convenable au-dessus du plus bas (descente) ou au-dessous du plus haut (montée) [ex. 1 200 m / 4 000 ft ou moins] pour revérifier la séparation.
- Routes en sens inverse : montée/descente/traversée autorisée seulement après croisement formellement établi et distance ≥ au minimum applicable.
Uniquement dans l’espace aérien désigné ou sur des routes désignées, et sous réserve d’accords régionaux de navigation aérienne. Le minimum repose sur une analyse de risque de collision et des évaluations de sécurité propres au réseau de routes considéré, ce qui justifie cette désignation préalable.
En maintenant au moins la distance spécifiée entre les positions des aéronefs signalées par référence au même point commun « sur la route », situé chaque fois que possible en avant des deux aéronefs, ou au moyen d’un système automatique de compte rendu de position. « Sur la route » signifie que l’aéronef se dirige directement vers la station ou le point de cheminement, ou qu’il s’en éloigne directement.
93 km (50 NM), pour une RNP de type 10. Spécifications associées : communications directes contrôleur-pilote ; comptes rendus de position aux procédures ; vérification de la distance au moins toutes les 24 minutes. Le minimum s’applique aux aéronefs en croisière, en montée ou en descente sur la même route.
En utilisant des techniques de modification de la vitesse, y compris l’assignation d’un nombre de Mach, afin que la distance minimale soit maintenue pendant toute la période d’application des minimums.
Un aéronef en descente peut être autorisé à passer à un niveau convenable situé au-dessus de l’aéronef le plus bas, ou un aéronef en montée à un niveau convenable situé au-dessous de l’aéronef le plus haut [par exemple 1 200 m (4 000 ft) ou moins]. Cela permet de procéder à une nouvelle vérification de la séparation, qui sera maintenue pendant que la séparation verticale n’est pas respectée.
Des communications directes contrôleur-pilote seront assurées pendant toute l’application d’un minimum fondé sur la distance, en phonie ou par liaison de données (CPDLC). Les critères de communication que les CPDLC doivent remplir sont établis à la suite d’une évaluation appropriée des risques de sécurité.
Il devrait vérifier si la liaison de communications disponible convient, en tenant compte du temps nécessaire pour recevoir les réponses de deux aéronefs ou plus, ainsi que de la charge de travail globale et du volume de trafic au moment d’appliquer ces minimums.
L’ATC appliquera des minimums de séparation de remplacement, selon les besoins, dès qu’il reçoit des informations indiquant que les performances de navigation sont devenues inférieures aux performances requises.
Il interviendra dans les 3 minutes pour établir la communication. S’il ne parvient pas à l’établir dans les 8 minutes après le moment où il aurait dû recevoir le compte rendu de position, il devra agir pour appliquer une forme de séparation de remplacement.
On utilisera une référence de temps commune.
À condition qu’il ait été établi formellement que les aéronefs en question se sont croisés et que la distance entre eux est au moins égale au minimum de séparation applicable.
