⏱️ La séparation longitudinale en fonction du temps
🎯 L’essentiel
⏱️ Un espacement exprimé en minutes
La séparation est assurée en maintenant un intervalle de temps minimal entre les aéronefs, mesuré au passage des points significatifs.
🗂️ Trois configurations
Les minimums diffèrent selon que les aéronefs maintiennent le même niveau, sont en montée/descente, ou suivent des routes en sens inverse.
📉 Réduction sous conditions
Les minimums se réduisent lorsque la position et la vitesse peuvent être déterminées fréquemment par des aides à la navigation, ou grâce à un écart de vitesse vraie suffisant.
↔️ Cas du sens inverse
À défaut de séparation latérale, c’est la séparation verticale qui est assurée pendant une fenêtre de temps autour du croisement.
✈️ Aéronefs maintenant le même niveau
Aéronefs sur la même route
Les trois cas ouvrant droit à 5 min (et 3 min)
Aéronefs sur des routes convergentes
📈 Aéronefs en montée ou en descente
Aéronefs sur la même route
Lorsqu’un aéronef doit traverser le niveau de vol d’un autre aéronef qui suit la même route, la séparation longitudinale minimale sera de :
Conditions cumulatives pour les 5 min
Pour faciliter l’application de cette procédure lors d’un changement important de niveau, un aéronef en descente peut être autorisé à rejoindre un niveau convenable au-dessus de l’aéronef situé plus bas, ou un aéronef en montée à rejoindre un niveau convenable au-dessous de l’aéronef situé plus haut, afin de permettre une nouvelle vérification de la séparation pendant la période où la séparation verticale n’est pas respectée.
Aéronefs sur des routes convergentes
↔️ Aéronefs sur des routes en sens inverse
À défaut de la séparation latérale, la séparation verticale sera assurée pendant 10 minutes au moins avant et après l’heure à laquelle on estime que les aéronefs doivent se croiser ou se sont croisés. Ce minimum cesse d’être applicable dès qu’il est établi que les aéronefs se sont croisés.
🎯 Points clés à mémoriser
- Même route, même niveau : 15 min ; 10 min avec aides à la navigation (position et vitesse déterminées fréquemment).
- 5 min sur la même route si l’aéronef précédent est plus rapide d’au moins 37 km/h (20 kt) en vitesse vraie, dans 3 cas : même aérodrome ; même point significatif signalé ; départ + en route ayant signalé un repère garantissant les 5 min au point de jonction.
- 3 min dans ces mêmes 3 cas si l’aéronef précédent est plus rapide d’au moins 74 km/h (40 kt) en vitesse vraie.
- Routes convergentes, même niveau : 15 min au point d’intersection ; 10 min avec aides à la navigation.
- Montée/descente, même route : minimums maintenus pendant la période où la séparation verticale n’est pas respectée — 15 min ; 10 min (aides de navigation au sol ou GNSS) ; 5 min sous conditions.
- Les 5 min en montée/descente : changement de niveau commencé dans les 10 min après passage du point commun (déterminé par aides au sol ou GNSS) et restriction ajoutée si l’autorisation passe par une tierce partie ou par CPDLC.
- Changement important de niveau : palier intermédiaire autorisé (au-dessus pour l’aéronef en descente, au-dessous pour celui en montée) afin de revérifier la séparation.
- Routes convergentes, montée/descente : 15 min ; 10 min avec aides à la navigation.
- Sens inverse : à défaut de séparation latérale, séparation verticale assurée ≥ 10 min avant et après le croisement estimé ; minimum levé dès que le croisement est établi.
15 minutes en règle générale ; 10 minutes s’il est possible de déterminer fréquemment la position et la vitesse au moyen d’aides à la navigation ; 5 minutes si l’aéronef précédent vole à une vitesse vraie supérieure d’au moins 37 km/h (20 kt) à celle du suiveur (dans trois cas précis) ; 3 minutes dans ces mêmes cas si l’écart de vitesse vraie atteint au moins 74 km/h (40 kt).
Dans trois cas : entre aéronefs partis du même aérodrome ; entre aéronefs en route ayant signalé leur position à la verticale du même point significatif ; entre un aéronef au départ et un aéronef en route, après que ce dernier a signalé sa position au-dessus d’un repère dont la position par rapport au point de départ garantit qu’une séparation de 5 minutes peut être établie au point où l’aéronef au départ rejoindra la route aérienne. La condition de vitesse de l’aéronef précédent doit aussi être satisfaite (≥ 20 kt pour 5 min, ≥ 40 kt pour 3 min).
Dans les deux cas, c’est l’aéronef précédent qui doit être le plus rapide. Pour 5 minutes, sa vitesse vraie doit dépasser celle du suiveur d’au moins 37 km/h (20 kt) ; pour 3 minutes, d’au moins 74 km/h (40 kt).
15 minutes au point d’intersection des routes ; ou 10 minutes s’il est possible de déterminer fréquemment la position et la vitesse au moyen d’aides à la navigation.
Pendant la période où la séparation verticale n’est pas respectée : 15 minutes ; ou 10 minutes uniquement là où des aides de navigation au sol ou le GNSS permettent de déterminer fréquemment la position et la vitesse ; ou 5 minutes sous conditions cumulatives.
Deux conditions cumulatives : le changement de niveau doit être commencé dans les 10 minutes qui suivent le moment où le second aéronef a signalé être à la verticale d’un point commun déterminé par des aides de navigation au sol ou par GNSS ; et, lorsque l’autorisation est transmise via une tierce partie ou par CPDLC, une restriction doit être ajoutée à l’autorisation pour garantir le respect de la période de 10 minutes.
Un aéronef en descente peut être autorisé à rejoindre un niveau convenable au-dessus de l’aéronef situé plus bas, ou un aéronef en montée à rejoindre un niveau convenable au-dessous de l’aéronef situé plus haut, afin de permettre une nouvelle vérification de la séparation pendant la période où la séparation verticale n’est pas respectée.
Pendant la période où la séparation verticale n’est pas respectée : 15 minutes ; ou 10 minutes si des aides à la navigation permettent de déterminer fréquemment la position et la vitesse.
À défaut de séparation latérale, la séparation verticale est assurée pendant 10 minutes au moins avant et après l’heure estimée du croisement (ou de l’heure à laquelle ils se sont croisés). Ce minimum cesse d’être applicable dès qu’il est établi que les aéronefs se sont croisés.
