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9. Séparation longitudinale fondée sur la distance RNAV avec RNP spécifiée

📡 Séparation longitudinale fondée sur la distance RNAV avec RNP spécifiée

Minimum 93 km (50 NM) en environnement RNAV/RNP 10, sans utilisation de l’ADS-C

🎯 L’essentiel

🗺️ Cadre conditionnel

Applicable seulement dans l’espace aérien désigné ou sur des routes désignées, sous réserve d’accords régionaux de navigation aérienne.

📏 Minimum 93 km (50 NM)

RNP type 10, sur la même route (croisière, montée ou descente), sans utilisation de l’ADS-C.

📍 Point commun « sur la route »

La distance se mesure par rapport au même point commun, ou par un système automatique de compte rendu de position.

🎙️ Communications directes

Communications directes contrôleur-pilote obligatoires, en phonie ou par liaison de données (CPDLC).

🗺️ Conditions d’application

Dans l’espace aérien désigné ou sur des routes désignées, ces minimums de séparation peuvent être appliqués sous réserve d’accords régionaux de navigation aérienne. L’application n’est donc jamais automatique : elle suppose une désignation préalable et un accord régional.

ℹ️ Fondement du minimum

Le minimum repose sur une analyse de risque de collision et des évaluations des risques de sécurité propres à des réseaux de routes ou des routes particuliers. Ces évaluations dictent les conditions dans lesquelles cette séparation peut être appliquée — d’où l’exigence de désignation et d’accords régionaux.

📍 Réalisation de la séparation

La séparation sera réalisée en maintenant au moins la distance spécifiée entre les positions des aéronefs signalées :

  • par référence au même point commun « sur la route », situé chaque fois que c’est possible en avant des deux aéronefs ;
  • ou au moyen d’un système automatique de compte rendu de position.
Même route — sens du vol Point commun (en avant) qui suit qui précède ≥ 93 km (50 NM)
ℹ️ « Sur la route »

L’expression « sur la route » signifie que l’aéronef se dirige directement vers la station ou le point de cheminement, ou qu’il s’en éloigne directement.

⚙️ Obligations pendant l’application

⚠️ Dégradation de l’équipement de navigation

S’il reçoit des informations indiquant une panne de l’équipement de navigation ou une détérioration de ses performances les rendant inférieures aux performances de navigation requises, l’ATC appliquera des minimums de séparation de remplacement, selon les besoins.

🎙️ Communications directes contrôleur-pilote

Des communications directes contrôleur-pilote seront assurées pendant toute l’application d’un minimum fondé sur la distance. Elles se feront en phonie ou par liaison de données (CPDLC). Les critères de communication que les CPDLC doivent remplir sont établis à la suite d’une évaluation appropriée des risques de sécurité.

📄 Vérification de la liaison (recommandation)

Avant et pendant l’application, le contrôleur devrait vérifier si la liaison de communications disponible convient, en tenant compte du temps nécessaire pour recevoir les réponses de deux aéronefs ou plus, ainsi que de la charge de travail globale et du volume de trafic.

🚀 Maintien de la distance minimale

Lorsque les aéronefs se trouvent à la distance minimale applicable, ou qu’on prévoit qu’ils vont s’en rapprocher, on utilisera des techniques de modification de la vitesse, y compris l’assignation d’un nombre de Mach, pour que la distance minimale soit maintenue pendant toute la période d’application.

📏 Minimum en environnement RNAV/RNP sans ADS-C

Pour des aéronefs en croisière, en montée ou en descente sur la même route, le minimum applicable est le suivant :

Minimum Type de RNP Communications Surveillance Vérification de la distance
93 km
(50 NM)
10 Communications directes contrôleur-pilote Comptes rendus de position aux procédures Au moins toutes les 24 minutes
📄 Changement important de niveau

Lors d’un changement important de niveau pendant l’application d’une séparation fondée sur la distance : un aéronef en descente peut être autorisé à passer à un niveau convenable au-dessus de l’aéronef le plus bas, ou un aéronef en montée à un niveau convenable au-dessous de l’aéronef le plus haut [par exemple 1 200 m (4 000 ft) ou moins]. Cela permet de procéder à une nouvelle vérification de la séparation, qui sera maintenue pendant que la séparation verticale n’est pas respectée.

📡 Comptes rendus de position et cas particuliers

Compte rendu manquant pendant la séparation de 93 km (50 NM)

3′
Intervention sous 3 minutes
Si un aéronef manque à signaler sa position, le contrôleur interviendra dans les 3 minutes pour établir la communication.
8′
Échec après 8 minutes
S’il ne parvient pas à établir la communication dans les 8 minutes après le moment où il aurait dû recevoir le compte rendu de position, le contrôleur devra agir pour appliquer une forme de séparation de remplacement.
⏱️ Comptes rendus automatiques

Là où la transmission des comptes rendus de position se fait automatiquement, on utilisera une référence de temps commune.

Aéronefs suivant des routes en sens inverse

Les aéronefs peuvent être autorisés à monter ou à descendre jusqu’aux niveaux occupés par d’autres aéronefs, ou à traverser ces niveaux, à condition qu’il ait été établi formellement que les aéronefs en question se sont croisés et que la distance entre eux est au moins égale au minimum de séparation applicable.

≥ minimum applicable — après croisement formellement établi Routes en sens inverse

🎯 Points clés à mémoriser

  • Application réservée à l’espace aérien désigné ou aux routes désignées, sous réserve d’accords régionaux de navigation aérienne.
  • Minimum 93 km (50 NM), RNP type 10, sur la même route (croisière, montée ou descente), sans utilisation de l’ADS-C.
  • Distance mesurée par référence au même point commun « sur la route » (en avant des deux aéronefs si possible) ou par un système automatique de compte rendu de position.
  • « Sur la route » = aéronef se dirigeant directement vers la station/le point de cheminement, ou s’en éloignant directement.
  • Surveillance : comptes rendus de position aux procédures ; vérification de la distance au moins toutes les 24 minutes.
  • Communications directes contrôleur-pilote obligatoires pendant toute l’application, en phonie ou par CPDLC.
  • Recommandation : le contrôleur devrait vérifier que la liaison de communications convient (délais de réponse, charge de travail, volume de trafic).
  • Panne ou détérioration de l’équipement de navigation sous les performances requises → minimums de remplacement.
  • Maintien de la distance par modification de la vitesse, y compris assignation d’un nombre de Mach.
  • Compte rendu manquant : intervention sous 3 minutes ; communication non établie après 8 minutesséparation de remplacement.
  • Comptes rendus automatiques → référence de temps commune.
  • Changement important de niveau : passage à un niveau convenable au-dessus du plus bas (descente) ou au-dessous du plus haut (montée) [ex. 1 200 m / 4 000 ft ou moins] pour revérifier la séparation.
  • Routes en sens inverse : montée/descente/traversée autorisée seulement après croisement formellement établi et distance ≥ au minimum applicable.
📂 Cadre et conditions d’application
Q1 Dans quelles conditions ces minimums fondés sur la distance RNAV avec RNP spécifiée peuvent-ils être appliqués ?
Réponse :

Uniquement dans l’espace aérien désigné ou sur des routes désignées, et sous réserve d’accords régionaux de navigation aérienne. Le minimum repose sur une analyse de risque de collision et des évaluations de sécurité propres au réseau de routes considéré, ce qui justifie cette désignation préalable.

Q2 Comment la séparation est-elle réalisée et que signifie « sur la route » ?
Réponse :

En maintenant au moins la distance spécifiée entre les positions des aéronefs signalées par référence au même point commun « sur la route », situé chaque fois que possible en avant des deux aéronefs, ou au moyen d’un système automatique de compte rendu de position. « Sur la route » signifie que l’aéronef se dirige directement vers la station ou le point de cheminement, ou qu’il s’en éloigne directement.

📂 Le minimum de 93 km (50 NM)
Q3 Quel est le minimum en environnement RNAV/RNP sans ADS-C, et à quelles spécifications est-il associé ?
Réponse :

93 km (50 NM), pour une RNP de type 10. Spécifications associées : communications directes contrôleur-pilote ; comptes rendus de position aux procédures ; vérification de la distance au moins toutes les 24 minutes. Le minimum s’applique aux aéronefs en croisière, en montée ou en descente sur la même route.

Q4 Comment maintenir le minimum lorsque les aéronefs sont à la distance minimale ou risquent de s’en rapprocher ?
Réponse :

En utilisant des techniques de modification de la vitesse, y compris l’assignation d’un nombre de Mach, afin que la distance minimale soit maintenue pendant toute la période d’application des minimums.

Q5 Quelle latitude existe-t-il lors d’un changement important de niveau pendant l’application de cette séparation ?
Réponse :

Un aéronef en descente peut être autorisé à passer à un niveau convenable situé au-dessus de l’aéronef le plus bas, ou un aéronef en montée à un niveau convenable situé au-dessous de l’aéronef le plus haut [par exemple 1 200 m (4 000 ft) ou moins]. Cela permet de procéder à une nouvelle vérification de la séparation, qui sera maintenue pendant que la séparation verticale n’est pas respectée.

📂 Communications
Q6 Quelles communications sont exigées pendant l’application, et par quels moyens ?
Réponse :

Des communications directes contrôleur-pilote seront assurées pendant toute l’application d’un minimum fondé sur la distance, en phonie ou par liaison de données (CPDLC). Les critères de communication que les CPDLC doivent remplir sont établis à la suite d’une évaluation appropriée des risques de sécurité.

Q7 Que devrait vérifier le contrôleur avant et pendant l’application des minimums ?
Réponse :

Il devrait vérifier si la liaison de communications disponible convient, en tenant compte du temps nécessaire pour recevoir les réponses de deux aéronefs ou plus, ainsi que de la charge de travail globale et du volume de trafic au moment d’appliquer ces minimums.

📂 Pannes et comptes rendus de position
Q8 Que fait l’ATC en cas de panne ou de détérioration de l’équipement de navigation sous les performances requises ?
Réponse :

L’ATC appliquera des minimums de séparation de remplacement, selon les besoins, dès qu’il reçoit des informations indiquant que les performances de navigation sont devenues inférieures aux performances requises.

Q9 Pendant la séparation de 93 km (50 NM), que fait le contrôleur si un aéronef manque à signaler sa position ?
Réponse :

Il interviendra dans les 3 minutes pour établir la communication. S’il ne parvient pas à l’établir dans les 8 minutes après le moment où il aurait dû recevoir le compte rendu de position, il devra agir pour appliquer une forme de séparation de remplacement.

Q10 Comment procède-t-on lorsque la transmission des comptes rendus de position est automatique ?
Réponse :

On utilisera une référence de temps commune.

📂 Routes en sens inverse
Q11 À quelle condition un aéronef sur une route en sens inverse peut-il monter/descendre jusqu’aux niveaux d’un autre, ou les traverser ?
Réponse :

À condition qu’il ait été établi formellement que les aéronefs en question se sont croisés et que la distance entre eux est au moins égale au minimum de séparation applicable.