⚖️ Principes généraux de la séparation
🎯 L’essentiel
🧭 Quand séparer ?
La séparation verticale ou horizontale est assurée selon la classe d’espace et la catégorie des vols (IFR / VFR / VFR spéciaux).
🚫 Jamais sous le minimum
Aucune autorisation ne doit conduire à un espacement inférieur au minimum de séparation applicable.
🔁 Continuité
Si un type ou minimum ne peut être maintenu, un autre est établi avant que le minimum en vigueur ne soit enfreint.
⚠️ Aléas
Séparation supérieure en circonstances exceptionnelles ; en cas de performances dégradées, l’équipage informe sans retard et le contrôleur réagit.
🧭 Où et entre quels vols ?
La séparation verticale ou horizontale sera assurée dans les cas suivants :
La séparation entre vols IFR n’est pas assurée pendant les heures de jour lorsque des aéronefs ont été autorisés à monter ou à descendre en assurant leur propre séparation et en demeurant dans les conditions météorologiques de vol à vue (VMC), selon des conditions spécifiques applicables à cette procédure.
🚫 Ne jamais réduire sous le minimum
Il ne sera pas délivré d’autorisation qui permette l’exécution d’une manœuvre qui réduirait l’espacement entre deux aéronefs à une valeur inférieure au minimum de séparation applicable dans les conditions considérées.
🔁 Continuité de la séparation
Lorsque le type de séparation ou le minimum utilisé entre deux aéronefs ne peut être maintenu, un autre type ou un autre minimum sera appliqué avant que le minimum de séparation en vigueur ne soit enfreint.
Le minimum B est établi pendant le recouvrement, avant que le minimum A ne puisse être enfreint.
⚠️ Séparation supérieure en circonstances exceptionnelles
Des intervalles de séparation supérieurs aux minimums spécifiés devraient être appliqués toutes les fois que des circonstances exceptionnelles — par exemple une intervention illicite ou des problèmes de navigation — exigent des précautions supplémentaires.
En pareil cas, il convient de tenir dûment compte de tous les facteurs pertinents, de manière à éviter que l’écoulement de la circulation aérienne ne soit entravé par l’application de séparations excessives.
Une intervention illicite dirigée contre un aéronef constitue l’une de ces circonstances exceptionnelles : elle peut exiger une séparation supérieure aux minimums entre l’aéronef qui en est l’objet et les autres aéronefs.
🔧 Performances dégradées de l’aéronef
Une panne ou une dégradation peut faire tomber les performances de l’aéronef au-dessous des niveaux prescrits pour l’espace aérien : système de navigation, de communications, d’altimétrie, de commande de vol ou tout autre système. La conduite à tenir est en deux temps :
🎯 Points clés à mémoriser
- La séparation verticale ou horizontale est assurée selon la classe d’espace et la catégorie des vols. Classes A et B : entre tous les vols.
- Vols IFR entre eux : classes C, D et E. IFR / VFR : classe C. IFR / VFR spéciaux : assurée. VFR spéciaux entre eux : lorsque l’autorité ATS compétente le prescrit.
- Exception (classes D et E) : pas de séparation entre vols IFR pendant les heures de jour quand des aéronefs montent/descendent en assurant leur propre séparation en VMC.
- Aucune autorisation ne doit conduire à un espacement inférieur au minimum de séparation applicable.
- Si le type ou minimum utilisé ne peut être maintenu : établir un autre type/minimum avant que le minimum en vigueur ne soit enfreint — la séparation n’est jamais interrompue.
- Circonstances exceptionnelles (intervention illicite, problèmes de navigation) → séparation supérieure aux minimums, sans tomber dans des séparations excessives qui entravent le trafic.
- Performances dégradées : l’équipage informe l’ATC sans retard ; si le minimum en cours est affecté, le contrôleur établit un autre type/minimum approprié.
- entre tous les vols dans l’espace aérien des classes A et B ;
- entre les vols IFR dans l’espace aérien des classes C, D et E ;
- entre les vols IFR et les vols VFR dans l’espace aérien de classe C ;
- entre les vols IFR et les vols VFR spéciaux ;
- entre les vols VFR spéciaux, lorsque l’autorité ATS compétente le prescrit.
Oui. Pendant les heures de jour, lorsque des aéronefs ont été autorisés à monter ou à descendre en assurant leur propre séparation tout en demeurant dans les conditions météorologiques de vol à vue (VMC).
Appliquer un autre type ou un autre minimum de séparation avant que le minimum de séparation en vigueur ne soit enfreint. La séparation ne doit jamais être interrompue : la nouvelle forme est établie avant la perte de l’ancienne.
Non. Il ne sera jamais délivré d’autorisation permettant l’exécution d’une manœuvre qui réduirait l’espacement entre deux aéronefs à une valeur inférieure au minimum de séparation applicable dans les conditions considérées.
Lorsque des circonstances exceptionnelles — par exemple une intervention illicite ou des problèmes de navigation — exigent des précautions supplémentaires. On tient alors compte de tous les facteurs pertinents, en évitant que des séparations excessives n’entravent l’écoulement de la circulation aérienne. Une intervention illicite dirigée contre un aéronef est l’une de ces circonstances, justifiant une séparation supérieure entre cet aéronef et les autres.
L’équipage de conduite informe sans retard l’organisme ATC dès que les performances tombent au-dessous des niveaux prescrits pour l’espace aérien (panne ou dégradation de la navigation, des communications, de l’altimétrie, de la commande de vol ou de tout autre système). Si la panne ou la dégradation a une incidence sur le minimum de séparation en cours d’application, le contrôleur prend des mesures pour établir un autre type ou minimum de séparation approprié.
